logo-bovec
Redirection vers le Bull Search, Chrome ou Firefox est nécessaire

Bull Search

Bovec
Bovec
Bovec
Bovec
Bovec
Bovec
Bovec
Bovec
Bovec
Bovec
Archive

Décembre 2019

Octobre 2019

Septembre 2019

Août 2019

Juillet 2019

Mai 2019

Avril 2019

Mars 2019

Février 2019

Janvier 2019

Décembre 2018

Novembre 2018

Octobre 2018

Août 2018

Mai 2018

Avril 2018

Février 2018

Janvier 2018

Décembre 2017

Novembre 2017

Octobre 2017

Septembre 2017

Août 2017

Juillet 2017

Juin 2017

Mars 2017

Novembre 2016

Octobre 2016

Septembre 2016

Août 2016

Juillet 2016

Juin 2016

Mai 2016

Avril 2016

Mars 2016

Février 2016

Janvier 2016

Décembre 2015

Novembre 2015

Octobre 2015

Septembre 2015

Août 2015

Juin 2015

Mai 2015

Avril 2015

Mars 2015

Février 2015

Janvier 2015

Novembre 2014

Octobre 2014

Septembre 2014

Août 2014

Juillet 2014

Juin 2014

Mai 2014

Avril 2014

Mars 2014

Février 2014

Janvier 2014

Décembre 2013

Novembre 2013

Octobre 2013

Septembre 2013

Août 2013

Juillet 2013

Juin 2013

Mai 2013

Avril 2013

Mars 2013

Février 2013

Janvier 2013

Décembre 2012

Novembre 2012

Octobre 2012

Septembre 2012

Août 2012

Juillet 2012

Juin 2012

Mai 2012

Avril 2012

Mars 2012

Février 2012

Janvier 2012

Décembre 2011

Novembre 2011

Octobre 2011

Septembre 2011

Août 2011

Juillet 2011

Juin 2011

Mai 2011

Avril 2011

Mars 2011

Février 2011

Janvier 2011

Décembre 2010

Novembre 2010

Octobre 2010

Septembre 2010

Août 2010

Juillet 2010

Juin 2010

Mai 2010

Avril 2010

Mars 2010

Février 2010

Janvier 2010

Décembre 2009

Novembre 2009

Octobre 2009

Septembre 2009

Août 2009

Juillet 2009

Juin 2009

Mai 2009

Avril 2009

Mars 2009

Février 2009

Janvier 2009

Décembre 2008

Novembre 2008

Août 2008

Juin 2008

Actualité
09 Déc.

Hommage à Alain Du Colombier

Actualité

Merci Mr Alain Du Colombier, l’équipe BOVEC ne vous oubliera jamais !


Mr Alain DU COLOMBIER a été notre chef dès la création de BOVEC en 1971 jusqu’en février 2004, une histoire longue de 33 années de travail et de passion.


Ci-après, la carrière de Mr Alain Du Colombier retracée par Jean RAMBAUD, son très fidèle collaborateur pendant ces nombreuses années où BOVEC n’a cessé de grandir ! Merci à Jean pour ce bel hommage.


Alain a été le Directeur Général et Président Directeur Général de BOVEC depuis sa création le 21 février 1971. Nous étions dans la grande mouvance de l’histoire de la Holstein. Quelle époque ! Quelle époque épique ! L’année 1965 marque l’arrivée des premières Holstein (la Golstein de la Vie Dure d’un certain Sidoine Apollinaire) et dans la foulée, 1968 marque l’arrivée d’Alain dans ce nouveau peuple après un détour par les Ardennes dans un centre de gestion par l’intermédiaire d’Antoine Visseaux, éleveur dans ces mêmes Ardennes qui l’amena à Boulieu. Je ne dirai pas qu’il y ait eu un « coup de foudre » mais comme nous y sommes tous passés. Nous avons été engloutis, régénérés, fortifiés, parfois blessés mais malgré tout toujours séduits. Il suffit alors ensuite de canaliser cet engouement.


Toujours est-il que devant la résistance des autorités de l’élevage français, la vache Holstein eut bien du mal à faire ses premiers pas en France. De prime abord il ne s’agissait pas d’une Holstein en réalité. Mai 68 n’avait pas encore gagné les campagnes… Mais si, pardon ! La loi de 1966 sur l’élevage avait déjà deux ans et entraîna le vote d’une deuxième loi le 28 décembre qui passa inaperçue tante elle était silencieuse.


Voici donc Alain prêt à abandonner ses Ardennes pour finalement converger vers les Rhône-Alpes après déjà de nombreuses pérégrinations qui commencèrent le 26 octobre 1938 à Marrakech.


Paris t’a accueilli pour tes études mais c’est à Nancy que tu t’es formé à l’agronomie. Les évènements des années soixante eurent raison de ta jeunesse d’étudiant, puisque tu intégras une équipe qui deviendra alors pionnière dans l’intégration de la race Holstein en France et où tu seras entouré d’Edouard Rebotton, de François Ravier, de François Bossan et enfin de Jean Mercier.


La découverte de la génétique Holstein était prête à déferler et à bouleverser les concepts de tes contemporains. L’agriculture, et plus particulièrement l’élevage, étaient à l’aube d’une grande mutation.  En effet, fini les petites exploitations familiales et prospères, le temps était venu pour la productivité et l’auto-suffisance française. Il ne s’agissait plus de nourrir sa famille, mais le pays tout entier ! Nous sortions, rappelons-le, d’une période difficile puisque l’évolution technologique et technique était jusqu’alors encore freinée, voire bloquée car nous étions refermés sur nous-mêmes. Se sont alors installés scepticisme et hostilité envers tout apport extérieur. Cependant, à Boulieu, on choisit de ne pas suivre cette tendance mais au contraire de s’ouvrir à la mondialisation afin de découvrir, d’étudier, d’importer et enfin de transmettre des savoirs qui nous été jusque-là encore inconnus.


Alain, tu fus l’ambassadeur et le porte-parole de ce progrès puisque tu étais déjà imprégné par cette race Holstein, voire même contaminé, malgré des animaux encore loin de ce que nous pouvons rencontrer aujourd’hui.


La Holstein a alors engendré un énorme bouleversement des habitudes et des acquis en élevage laitier. C’est pourquoi BOVEC a été créé, afin de faciliter cet immense chamboulement dont certains prirent peur, à tort. Te voilà alors parti en croisade, pour transmettre le potentiel de cette race, pour informer, promouvoir et surtout passionner tes interlocuteurs. J’entends encore E.Rebotton nous dire :


« Ce qui m’a permis d’avancer, c’est ma curiosité au service des hommes à vaches. C’est surtout ma curiosité naïve qui, n’étant pas issu du milieu de l’élevage, m’a permis de poser les questions les plus bêtes mais les plus vraies ! »


Et voilà que BOVEC fut lancé pour promouvoir et concevoir des unités laitières à travers le monde. On te rencontre Alain des les aéroports où que l’on soit. De l’Afrique à l’Asie en passant par l’Europe, tu es animé par cette image des « grandes troupeaux » que beaucoup d’étrangers cherchent à mettre en place chez eux. En effet, tu iras en Iran, en Hongrie, en Sardaigne, en Lybie, en Egypte, en Afrique du Nord, en Gambie, en Inde, et dans bien d’autres territoires encore…


Au cours de ces années-là, c’est-à-dire entre 1971 et 1975, les éleveurs français découvrent la vache laitière de Boulieu. Alain, tu ne cesses de te montrer, de faire visiter l’exploitation à des bus entiers remplis d’éleveurs curieux venus des quatre coins du monde. Cependant, l’idée des grands troupeaux choque et perturbe dans un contexte où le syndicat défend la petite exploitation familiale. Les grandes exploitations font peur car nées d’un capitalisme nord-américain que l’on condamne, que l’on juge comme « concentrationnaire ».


Malgré cela, la Holstein s’installe et commence à faire sa place en Bretagne entre autres malgré la réticence des CA. Bovec parvient en effet à minimiser les doutes et à rassurer les éleveurs réticents en promouvant pour la première fois le type laitier encore peu observé jusqu’ici (Juin 1973 : premières réunions dans le Calvados - 14). Alain tu nous confies alors cette mission de « vendre des ampoules » comme tu le dis si bien afin de diffuser en masse et de faire évoluer le progrès génétique.


Cependant, Bovec doit alors se heurter à une certaine hostilité dans certaines fermes. Que ce soit le chiens ou les fourches, on nous a fait comprendre que les éleveurs étaient la propriété des CIA, et étaient donc hostiles à l’idée d’essayer de nouvelles technologies avant-gardistes.


Malgré les embuches, toi Alain, tu es devenu le fondateur et le chef de la plus ancienne société d’importation de semence en France. Est ensuite venue, en 1972, la rencontre avec l’entreprise ABS qui, à l’instar de Bovec, était composée d’une équipe à la fois audacieuse et dynamique. Bob Walton a mis en place dès 1968 le GMS (Genetic Management System) qui fut ensuite copié par l’ensemble des associations et des livres généalogiques de la planète pour son système linéaire d’évaluation du type des animaux. En 1974, avec toi Alain et un certain Jacques Boully, nous passons quatre semaines à ABS : nous étions alors les premiers européens à se former à l’évaluation morphologique des vaches laitières en codant les filles du taureau BOOTMAKER. Ce seul nom suffit à nous faire frémir et l’idée d’importer sa semence et d’engendrer une descendance en Europe nous exaltait au plus haut point.


Bovec commença alors à s’étoffer, à se développer. Alain, tu coordonnes et tu structures l’équipe naissante. Semex Canada nous sollicite très vite dès 1976-77 pour le représenter. Les concours tels que celui de Paris deviennent le lieu de rendez-vous de la Holstein qui devient une part entière du paysage en 1978. Carnation qui devient Landmark et ensuite Alta collaborent avec Bovec dès 1977.


Alain, tu fourmilles d’idées nouvelles et penses que les descendants issus de la semence que tu as fait importer nécessitent et méritent des égards supérieurs lorsque naissent les LABRIVO ; c’est un choc à part entière, cela ne s’est jamais vu avant ! Les femelles issues de tels accouplements doivent être mises en valeurs sur les expos. Elles doivent donc être lavées, tondues, clippées, sublimées ! Et pour parfaire cette préparation tu importes pour la première fois le licol en cuir noir à la chainette argentée : le licol de présentation américain. Sort alors le catalogue complet des pedigrees des plus grands taureaux dans le fameux document IGS-76-77 que certains éleveurs garderont précieusement.


C’est alors que naît la photographie professionnelle, la photographie « technique » qui met en valeur l’animal paré de ses plus beaux atours, qui acquiert alors toute sa noblesse et son élégance qui lui sont propres.


Au début des années 80, nous voilà sur les routes hongroises : trois fermes nous sollicitent pour le remettre sur les rails (Pepultza, Devecher, Sharvar). Nous y avons alors pratiqué une évaluation morphologique pour proposer des taureaux les plus à même de répondre à leurs besoins. Nous nous sommes engagés à montrer aux éleveurs comment maîtriser les animaux pour les soigner ou les inséminer malgré l’absence de cornadis. Je t’entends encore me dire :

« Tu n’as pas intérêt à te louper ! »


Pendant ce temps, en France, les CIA testent les mâles avec plus ou moins de réussite car beaucoup des reproducteurs en question n’étaient que des F1 : la prudence était encore de mise face à la Holsteinisation. Le salon de Paris en mars permet vraiment de présenter une vitrine « Elite » de la Holstein entraînant alors Bovec dans de grands moments. En effet, tu te souviens en 1988 du jour où le stand BOVEC, alors sur deux étages, affichait les quatre vaches les plus titrées (Tempolive, Soleil, Vic, Bohème) tandis qu’elles étaient refusées sur les stands officiels ! Elles avaient sans nul doute l’horrible que dis-je, le terrible défaut d’avoir un père agréé mais non conforme…


Arriva alors l’ère de VALIANT, le phénomène, l’extra-terrestre ! Puis ensuite ROLLS, fille de TRIPLE, championne à Paris en 1985. Ensuite vint Vic, puis encore Etoile…


Alain, tu étais toujours présent lorsqu’il fallait quelqu’un pour ouvrir les portes que l’on croyait closes, pour pousser les limites du possible…  L’épopée marocaine de juin 1988 a sans doute contribué à ouvrir encore davantage les frontières.


Vinrent ensuite des années fastes pour Bovec, malgré deux blessures en 1986 puis en 1992. Cependant, je veux souligner ici la résistance dont tu as pu faire preuve. Comme aurait dit Paul Valéry, le poète « le présent, c’est ce qui ne s’est jamais présenté ». Autrement dit Alain, tu incarnes « l’art d’être disponible à l’imprévu », et c’est bien la une qualité digne d’un chef !


En 1992, il fallut repartir à zéro à nouveau, ce qui constituait un énorme défi. Cela semblait impossible mais pourtant, à 55 ans, tu consolides les fondations, tu recrutes une nouvelle équipe avec des êtres de pierre et de feu provenant du Cantal et du Finistère, une nouvelle équipe animée par la chance d’avoir un taureau ailé, je veux parler de Southwind…


Alain a alors besoin de quelqu’un pour l’aider à colmater les brêches afin de remettre le rafiot sur les flots…


Je me souviens encore du petit livret de votre composition, où vous relatiez les évènements que nous rencontrions et à travers lequel vous avez sans doute remarqué les méandres que nous avons connu avec une justice sans fondement. La vie dure ou les tribulations d’une petite entreprise, voici le titre de votre recueil. Vraisemblablement, un premier en appelle un second… Ce dernier, dans lequel vous pourriez mettre à profit votre futur temps libre, pourrait narrer les anecdotes informatiques glanées au cours de ces dernières années à Bovec !


Votre passage chez Bovec, donc pour vous dans le domaine de l’élevage français, vous aura permis de découvrir l’immense potentiel détenu par le monopole de l’insémination. Mieux encore, encore la difficulté de devoir agir tel David contre Goliath, vous aurez pris à cœur votre rôle de Directeur au sein d’une mystérieuse société d’élevage belge qui assumera le développement d’une Vache à Haut Potentiel Libre !


Même la CIA seule en face des CIA aurait eu du mal à vous repérer !

          

Merci d’avoir été là, pendant cette période de renouveau.


Et puis les années 90 finissant, Alain évoque une possible retraite… Les liens avec ABS ayant toujours été forts, en 1997, Alain est couronné à De Forest et son effigie est apposée sur le mur des grands et non moins vertueux serviteurs de l’équipe. ABS dispose de plusieurs filiales en Europe, notamment en Italie. La rencontre qui aura ensuite lieu avec Gilles Florid aura permis de poser quelques jalons pour le futur, et le futur aujourd’hui, c’est maintenant !


Alain a été l’initiateur, le réalisateur mais aussi le promoteur de cette entreprise ! On se doit de souligner son efficacité dans le travail, sa persévérance, sa patience mais encore sa ténacité. Alain est généreux, que ce soit dans sa vie personnelle ou dans sa vie professionnelle. J’en profite pour remercier Madame Du Colombier d’avoir contribué à tout ceci par votre présence quotidienne à ses côtés.


La doctrine qu’Alain suit jour après jour c’est la confiance en ses contemporains, nous pouvons tous en témoigner !


Je lisais récemment dans le TGV Rennes-Lyon un livre intitulé Le travail à visage humain dans lequel l’auteur, économiste affirmait que dans une entreprise un chef bon ne pouvait pas être un bon chef et qu’à l’inverse un bon chef ne pouvait pas être un chef bon… Nous sommes ici rassemblés pour prouver qu’il existe une exception : Alain du Colombier vous avez été un bon chef ! Alain, tu as été un chef bon !


Merci ! Merci pour ta disponibilité légendaire. La voie est aujourd’hui tracée…


Antoine de Saint Exupéry, l’aviateur et celui qui a lui aussi exploré la voie lactée disait, et nous y adhérons aisément :


Nous aurons connu aux heures de miracle une certaine qualité des relations humaines, là est pour nous la vérité. »


Merci Alain !


Téléchargement
Téléchargement
Téléchargement
Lien
Lien
Lien
Photo de la semaine
Photo de la semaine

Photo de la semaine Photo de la semaine :

Photo de la semaine

Suite à l'AG du 47 qui s'est tenue le 04/03/2015, une visite à l'élevage BUZIOL 47 TONNEINS
4 associés, a été...

Lire la suite

Photo de la semaine
Témoignage du mois
Témoignage du mois

Témoignage du mois Vray Holsteins

Témoignage du mois

As the bright lights of Colmar and the European Holstein Show approach, Jean-Paul Bichon of Vray Holsteins, impatiently awaits to see the fruits of his breeding programme take centre...

Lire la suite

Témoignage du mois